Prix Rosny aîné.

Le prix Rosny aîné récompense des œuvres de science-fiction francophones classés en deux catégories « roman » et « nouvelle ».

Lauréats du prix Rosny Ainé dans la catégorie ROMAN

1980 : Le Territoire humain par Michel JEURY.
La lionne de velours Dona Rejren, fille d'un quatre-noms, est partie pour la migration de printemps avec un pauvre étudiant, Hab. Mêlée aux pèlerins, chassée par le policier Mansa, elle rencontre l'homme-marionnette, les malikokos et les croix-rouées. Elle échappe de justesse à l'inondation du campus-éponge. Elle s'enfuit alors jusqu'au territoire le plus mystérieux du monde, le Timindia. Le procurateur Jonas Claude l'y rejoint pour l'échange de sang, tandis que l'observateur Das Rodal devient fou en essayant de percer le secret des Timindiens et que le conspirateur trois-noms Jaël Denak franchit la barrière de démence. Jonas Claude est-il menacé par ses ennemis jusque sous le dôme de l'Africa Star ? Dona le suivra-t-elle dans son voyage vers le futur ? Sur la Terre entière règne, implacable, le Grand État II.
1981 : Les Yeux géants par Michel JEURY.
« J'ai vu les Yeux géants pour la première fois un soir de l'automne 2010, raconte Emma Gabriel. Un soir d'une douceur incomparable, d'une tristesse ardente et d'un calme de fin des temps »... Qu'est-ce donc que cette Manifestation X ? Une invasion d'extraterrestres, le retour des Elohim ou une maladie de la raison humaine ? « Une minorité de la population croyait à la venue des anges, des Envoyés célestes, dépêchés par le Père pour préparer le jugement de l'humanité », prétend Vincent Jallas. Vincent, l'agent humaniste, et Emma, assistante de l'auditrice Denise Lang, vont se rencontrer dans un cimetière du centre de la France, un matin de résurrection. Plus tard, quand le Changement sera commencé, ils se retrouveront entre Orsonwelles et la forêt Arc-en-Ciel. Après le règne des Prophètes, ils partiront pour la planète des Yeux géants à bord de la Nef Tanga. Vincent s'éveilla et il sut qu'il venait de ressusciter. Où ?
1982 : Le Silence de la cité par Élisabeth VONARBURG.
Dans la Cité où ils se sont repliés à l'heure des Abominations, les scientifiques presque immortels, derniers dépositaires de la civilisation, s'ennuient tandis qu'à l'extérieur se succèdent les générations de mutants barbares. Dernière enfant de la Cité, fruit des expériences génétiques de Paul, Élisa apprend à connaître son corps et ses facultés d'autoregénération et reprend à son compte le Projet des généticiens : réensemencer la race humaine, à l'extérieur de la Cité trop dorée et corruptrice et lui transmettre ses nouveaux pouvoirs. Mais c'est compter sans les données psychologiques individuelles qui font l'originalité de l'homme et qui seules, peuvent mettre en échec le programme le plus habilement informatisé. Une étonnante saga, riche et dense, peuplée de personnages du futur, mais qui parlent le langage éternel de l'amour et de la douleur.
1983 : Damiers imaginaires par Emmanuel JOUANNE.
Pavillons de banlieue célestes qui s'affrontent à la façon de pions sur un échiquier planétaire et dont les variations d'altitude apportent la richesse ou annoncent la chute. Jungles, à la surface de la Terre, où se déversent les déchets de l'humanité. Mythes incontrôlables, solitudes définitives. Les damiers sont là, à la fin de l'Histoire, et fonctionnent tranquillement, même si les humains, eux, ne fonctionnent plus du tout. Sauf deux d'entre eux : deux hommes ordinaires, jetés dans des voyages qu'ils ne désiraient pas et qui découvrent peu à peu ce qui anime le monde et ses habitants.
1984 : Le Champ du rêveur par Jean-Pierre HUBERT.
Peu après la Seconde Guerre mondiale, un enfant, fasciné par la folie meurtière des adultes, meurt déchiqueté par un obus qui lui explose entre les mains. Son cerveau, récupéré par les techniciens de Rune, civilisation galactique qui étudie les intelligences étrangères, est greffé dans le corps d'un grand mammifère marin. Et une mission entreprend de sonder les rêves de cet organisme composite pour les représenter sous forme de maquettes sophistiquées dans un « puits d'apesanteur », gigantesque espace scénique. Mais l'univers onirique, impérieux et cruel de l'enfant, échappe peu à peu à ses manipulateurs qu'il menace dans l'eur existence même. Par l'auteur de Mort à l'étouffée, un roman étrange et prenant, le plus abouti peut-être qu'il ait écrit à ce jour.
1985 : Ici-bas par Emmanuel JOUANNE.
Que faire quand on est un mister bien rangé, vivant en parfaite harmonie conjugale avec son monsieur, et qu'on gagne la dernière femme (congelée) à un concours auquel on n'a pas joué ? Sortir ses poignées rétractiles de sa colonne vertébrale en plastique et prendre le métro pour aller quérir son prix. Il faut dire qu'Avon, l'heureux gagnant, en a vu d'autres puisque, quand il était petit, ses pères menaçaient de le manger s'il ne trouvait pas acquéreur à l'âge de 1O ans. Comme le fut la petite Noëlle, fillette surdouée qui, malgré son intelligence et sa grande gueule, passa nonobstant à la casserole... À peine un hors-d'œuvre pour un festin d'un genre particulier auquel vous convie ce roman, très noir, très tordu, très dérangeant.
1986 : Ombromanies par Jean-Pierre HUBERT.
Qu'y a-t-il à l'intérieur de la « Mère », cette mystérieuse zone dont les brumes engendrent indifféremment la matière brute ou des formes de vie terrifiantes ? Chassés avec quatre autres Cadets de l'Académie qui les préparait à un difficile chemin initiatique, Hejne pénètrera au coeur de cet univers à part, aux apparences trompeuses, où ce qui paraissait amical peut se transformer en péril mortel. Par l'auteur du Champ du Rêveur, un voyage au bout de l'improbable.
1987 : La Ville au fond de l'œil par Francis BERTHELOT.
Un jour, quelque chose se casse, on ne sait où : une crevasse ouverte en travers du chemin, au sein de la mémmoire ou dans le regard qu'on porte sur le monde.. Ainsi, le marionnettiste Alexis voit mourir ses pantins à la suite d'un message, sitôt reçu, sitôt oublié. Un seul refuge pour lui désormais : Krizkern, la Ville au Fond de l'Oeil, ville étrange, évolutive, en partie organique, et dont les habitants côtoient les figures nées de leur délire. Entre deux crépuscules le vrai et le faux s'affrontent sans règle. Comment distingue-ton un être réel d'un propagateur du Cloaque ? Le couteur du tueur est-il meurtrier ou salutaire ? Ballerine fêlée, peintre muré en son puits, Enfants Chrysalides, quel théâtre né des failles de chacun peut restaurer l'unité perdue ? Une séduction insolite se dégage de ce roman harmonieux et subtil, à la fois allégorie lumineuse et histoire presque familière, tout se jouant dans ce « presque ».
1988 : Les Olympiades truquées par Joëlle WINTREBERT.
Vingt et unième siècle. Le monde occidental ronronne devant sa ration quotidienne de pâtée sportive. Dans les usines biologiques, on fabrique les nouveaux héros de l'Olympe, les nouveaux dieux du stade. Manipulations génétique ou dopages meurtriers sont le lot des champions. Toute déviance ou dissidence est corrigée par des spécialistes. Le pouvoir médical est total. Malheur à celui qui n'est pas conforme à la norme. Une hormone, responsable de crises de folie meurtrière est synthétisée ; elle permet le déchaînement d'une formidable puissance... mais aussi une forme de dopage inédite et indécelable. Tant pis si les dosages ne sont pas tout à fait au point : on l'utilisera quand même lors des prochains Jeux Olympiques... Dans ce monde truqué où la publicité déjante, deux jeunes filles, Sphyrène, la nageuse surdouée, et Maël, conçue par clonage, tentent de se réaliser. Leurs itinréaires se croiseront de façon explosive.
1988 : Le Serpent d'angoisse par Roland C. WAGNER.
Quel rapport peut-il y avoir entre un chevalier médiéval livrant un duel au crépuscule, un attentat dans un fast-food, deux enfants errant dans une ville morte au bord d'un astroport désaffecté, un mort voué au rôle d'ange exterminateur et la révolte des minorités opprimées des U.S.A. ? Aucun, peut-être. Mais alors, d'où provient ce serpent qui écrase dans ses anneaux le corps pantelant des États-Unis ?
Grâce au semen of gods, riches et puissants peuvent désormais vivre leurs fantasmes les plus fous au sein de réalités virtuelles créées par un groupe de télépathes. Tout serait parfait dans ce paradis artificiel si un élément incontrôlable ne parvenait à s’immiscer dans les séquences mentales et à tuer les clients de la Telepathic Trips Organization, qui exploite la psychosphère. Au dehors, la révolte gronde. Le peuple prend les armes contre les élites avec un seul mot d’ordre : « Destroy The American Dream ! »
1989 : Poupée aux yeux morts par Roland C. WAGNER.
Le temps est censé passer moins vite à bord des nefs voyageant à une vitesse proche de celle de la lumière. Pourtant, Kerl n’est plus qu’un vieillard à son retour de la planète Dzêta Bootis, tandis que Sue, demeurée sur Terre, n’a pas pris une ride en cinquante ans. Ce paradoxe n’est que le premier d’une longue série d’événements en contradiction avec la théorie de la Rationalité. Qui est le fouinain, cet oracle extraterrestre improbable que l’on dirait tout droit sorti d’un dessin animé ? Pourquoi l’austère Merteuil Filvini poursuit Kerl de son impitoyable vindicte ? Que sont devenus les Programmeurs sauvages qui écumaient les supérettes durant la cruelle Ère néopure ?

Lauréats du prix Rosny Ainé

Bibliographie :

 

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