Prix Locus 1970s.

 

Récompense les œuvres de science-fiction ou de fantasy les plus novatrices

1971 : L'Anneau-Monde (Ringworld) par Larry Niven
Aux confins de l'espace connu est découvert un étrange objet céleste : un anneau, en rotation autour d'un soleil. Ses dimensions, aux limites de la compréhension humaine, en font le plus important objet manufacturé de l'univers. Qui a donc pu bâtir une telle structure ? Dans quel but ? Sa surface semble présenter des signes de vie. Une expédition composée de deux humains et deux extraterrestres, dont un redoutable Kzin et le capitaine Louis Wu, âgé de deux cents ans, est réunie par les mystérieux Marionnettistes de Pierson. L'Anneau-monde livrera-t-il ses secrets
1972 : L'Autre Côté du rêve (The Lathe of Heaven) par Ursula K. Le Guin
Une fois au lit, on fait l'amour. L'amour ne se contente pas de demeurer là, comme une pierre, il faut le faire, comme le pain ; le refaire tout le temps, le renouveler. Et quand c'est fait, on reste allongés dans les bras l'un de l'autre, on retient son amour, on s'endort. Et on rêve. Tout le problème, c'est que George Orr, au réveil, s'aperçoit que ses rêves ont le pouvoir de changer le monde ; et chaque monde nouveau implique un nouveau passé (y compris le nôtre, à l'occasion). Pourquoi ? Parce que tout rêve, même les pierres ; et que nos vies sont des rencontres de rêveurs et des échanges de rêves. De cauchemars aussi, quelquefois. Le monde alors devient affreux, se peuple de guerres atomiques et d'invasions extra-terrestres. Il faut maîtriser le fantastique pouvoir de George Orr. Et le meilleur moyen, sans doute, serait qu'il apprenne à se maîtriser lui-même.
1973 : Les Dieux eux-mêmes (The Gods Themselves) par Isaac Asimov
En 2070, la Terre vit dans la prospérité et le bonheur grâce à la Pompe à Electrons, qui fournit une énergie illimitée et gratuite. Une découverte extraordinaire, à moins que... A moins que cette invention miraculeuse ne constitue à plus ou moins longue échéance une menace imparable pour notre Univers ; un piège tendu par une civilisation parallèle pour annihiler notre réalité. Seules quelques personnes ont pressenti la terrible vérité : un jeune physicien marginal, une Lunarite intuitionniste, un extraterrestre rebelle vivant sur une planète qui se meurt. Mais qui les écoutera ? Qui les croira ? Contre la stupidité, les Dieux eux-mêmes luttent en vain.
1974 : Rendez-vous avec Rama (Rendezvous with Rama) par Arthur C. Clarke
Venant de l'espace interstellaire, un objet pénètre dans le système solaire. Au début, il n'intéresse guère les astronomes et encore mois les journalistes ; les astéroïdes et les comètes caractérisés par des orbites très excentriques sont innombrables. Mais cet objet n'est pas ordinaire. Une observation poussée montre qu'il est parfaitement cylindrique. Ses dimensions sont imposantes : une trentaine de kilomètres de long, une quinzaine de diamètre. Pour la première fois de mémoire d'homme, un navire venu d'une autre étoile traverse le système solaire. Avec un souci méticuleux de la vraisemblance, Arthur C. Clarke rend compte de la brève exploration de Rama, la planète artificielle. Il décrit de façon étonnamment convaincante l'agencement interne d'un engin qui voyage depuis des millions d'années et qui obéit à certains principes déjà découverts par notre science bien que l'habileté de ses constructeurs dépasse de très loin nos connaissances — ou plutôt celles de nos descendants du 22e siècle.
1975 : Les Dépossédés (The Dispossessed) par Ursula K. Le Guin
Sur Anarres, les proscrits d'Urras ont édifié, il y a cent soixante-dix ans, une utopie concrète fondée sur la liberté absolue des personnes et la coopération. Ce n'est pas un paradis, car Anarres est un monde pauvre et dur. Mais cela fonctionne. A l'abri d'un isolationnisme impitoyable qui menace maintenant la société anarchiste d'Anarres de sclérose. Pour le physicien anarresti Shevek, la question est simple et terrible. Parviendra-t-il en se rendant d'Anarres sur Urras, à renverser le mur symbolique qui Isole Anarres du reste du monde ? Pourra-t-il faire partager aux habitants d'Urras la promesse dont il est porteur, celle de la liberté vraie ? Que découvrira-t-il enfin sur ce monde d'où sont venus ses ancêtres et que la tradition anarrestie décrit comme un enfer ?
1976 : La Guerre éternelle (The Forever War) par Joe Haldeman
En 1997, un de ses astronefs ayant été détruit dans la constellation du Taureau, la Terre décide de se venger. On enverra contre l'ennemi un contingent d'élite. Avec d'autres, William Mandella, étudiant surdoué, est enrôlé et soumis à un entraînement si inhumain que beaucoup en meurent. Il survit, lui, combat dans l'espace et sauve encore sa peau. Il va rentrer... Paradoxalement, le plus dur l'attend... Aux confins de l'univers, il a franchi sans le savoir des portes de distorsion spatio-temporelle. Sur Terre, des siècles ont, en fait, passé ! William Mandella est seul, paumé, sans plus rien de commun avec ce monde autre, cet univers inconnu...
1977 : Hier, les oiseaux (Where Late the Sweet Birds Sang) par Kate Wilhelm
Riches propriétaires terriens, les Sumner, pressentant que la pollution et la guerre vont tout ravager autour d'eux, ont construit, dans leur domaine de Virginie, un centre de recherches scientifiques qui leur permet de survivre en économie fermée. Et quand, au lendemain du cataclysme, on s'aperçoit qu'hommes et femmes sont devenus stériles, la solution est là, toute prête : produire des bébés par cloning. Mais, à mesure que les générations se succèdent, une question se pose, terrifiante : ces clones, sont-ils encore des hommes ? Interrogation angoissée sur les capacités de survie de l'espèce humaine, ce roman d'une grande force dramatique offre une vision déchirante d'un avenir possible.
1978 : La Grande Porte (Gateway) par Frederik Pohl
Notre héros, Robinette Broadhead, n'a pas eu de chance dans la vie, depuis que ses parents lui ont choisi un prénom. Jusqu'au jour où il a pu enfin payer le prix de son passage vers la Grande Porte. La Grande Porte : un astéroïde artificiel construit par la civilisation supérieure des Heechees, dans le voisinage de Vénus. Les Heechees ont disparu depuis des siècles, mais ils ont abandonné à la Grande Porte des centaines d'astronefs programmés pour se rendre en divers points de l'univers. La Grande Porte, c'est le seuil de mondes inconnus : la possibilité de gagner des fortunes pour les hardis pionniers qui n'ont pas peur de s'embarquer à bord d'un vaisseau étranger dont ils ignorent la destination. Robinette a été l'un de ces aventuriers. Il est devenu riche. Alors pourquoi éprouve-t-il le besoin, semaine après semaine, d'aller se confier à l'ordinateur-psychanalyste Sigfrid Von Shrink, qu'il déteste ?
1979 : Le Serpent du rêve (Dreamsnake) par Vonda McIntyre
Serpent, la jeune guérisseuse, a traversé le désert pour soigner un enfant du clan d'Arevin. Elle est fière du nom qu'elle a reçu car dans le pays qui est le sien, le serpent est plus que le symbole de la médecine, son venin peut guérir ou protéger. Et jamais elle ne se sépare de Brume le cobra, de Sable le crotale et de Sève, un serpent du rêve, espèce rare dont la piqûre sait adoucir les fins inéluctables. Aussi, lorsqu'un instant de négligence de sa part provoque la mort de Sève, la guérisseuse se sent-elle coupable et humiliée. Prête à tout pour reconquérir seule un autre serpent du rêve, elle part pour un dangereux voyage vers l'Outreciel. Cependant, Arevin, qui s'est épris d'elle, se promet de la rejoindre un jour...
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