Prix Imaginaire 80s.

 

Récompense les œuvres de science-fiction ou de fantasy les plus novatrices

1980 : L'Épouvante par Daniel Walther
Celeano de Peroyne : planète des bas-fonds de la Galaxie, oubliée dans la sourde lutte spatiale qui oppose la Confédération et l'Empire de Lemura. A sa torpeur boueuse et vide, le lieutenant Baird s'est accoutumé... Peu à peu, pourtant, l'inconnu pénètre sa vie routinière : une voix sans visage lui parle, des images érotiques le hantent, des cauchemars le submergent... Des cauchemars ? Et puis un jour que Baird, à bord de l'Epouvante, remonte le fleuve Ez, la réalité de Celeano vacille. Le bateau recueille une inconnue trop belle — dont le corps ne veut que le plaisir et le mal — , des sauriens, des oiseaux, jusqu'alors paisibles, attaquent la canonnière ; sur la rive, des humanoïdes surgissent... Il ne s'agit plus de cauchemars...
1981 : Vue en coupe d'une ville malade par Serge Brussolo
Villes malades où des ordinateurs s'affrontent en combats souterrains à coups de munitions humaines. H.L.M. de cauchemar dont les locataires nus et armés de rasoirs semblent condamnés à un curieux bail d'éternité. Géographies mystérieuses aux itinéraires menaçants, qui abandonnent le lecteur à la porte des cités-bûchers sorties tout droit d'un rêve de pyromane, à l'orée de pays où les mutilations scientifiques ouvrent à l'homme d'étranges perspectives sur son propre corps. C'est à un trajet baroque et cruel que vous convie ce recueil, où vous entendrez l'une des voix les plus originales de la jeune S.-F. française.
1982 : Le Silence de la cité par Élisabeth Vonarburg
Plus de trois siècles se sont écoulés depuis les catastrophes climatiques de la fin du second millénaire et les héritiers de la civilisation détruite, de plus en plus rares et de plus en plus désaxés, vivent dans une Cité souterraine avec leurs doubles technologiques. Dernière enfant de cette Cité, Élisa est une petite fille aux capacités physiques étonnantes ; fruit des expériences génétiques de Paul, elle annonce une humanité résolument nouvelle. Mais Élisa saura-t-elle se libérer du passé qui l'a littéralement modelée et, du même souffle, en libérer ses nombreux enfants ? Et qu'en sera-t-il des hommes — et surtout des femmes — qui, hors les Cités, ont survécu à la barbarerie et aux mutations de toutes sortes ?
1983 : L'Enfant du cinquième nord par Pierre Billon
" Un livre-catastrophe, mais d'un ton tout à fait neuf : (...) On tremble pour des êtres de chair et de sang, sacrifiés à la raison d'Etat. Un beau thriller pour les âmes sensibles. " Bernard Blanc, le Nouvel Observateur. " Pierre Billon : l'une des valeurs sûres des prochaines saisons ? " André Wurmser, l'Humanité. " L'émotion dont ce beau livre est gonflé. " Michel Nuridsany, le Figaro. " On est ici au croisement du mythe et de la science, du poétique et du rationnel, et Pierre Billon explore les deux voies avec une richesse d'invention tout à fait remarquable. "
1984 : Le Champ du rêveur par Jean-Pierre Hubert
Peu après la Seconde Guerre mondiale, un enfant, fasciné par la folie meurtière des adultes, meurt déchiqueté par un obus qui lui explose entre les mains. Son cerveau, récupéré par les techniciens de Rune, civilisation galactique qui étudie les intelligences étrangères, est greffé dans le corps d'un grand mammifère marin. Et une mission entreprend de sonder les rêves de cet organisme composite pour les représenter sous forme de maquettes sophistiquées dans un « puits d'apesanteur », gigantesque espace scénique. Mais l'univers onirique, impérieux et cruel de l'enfant, échappe peu à peu à ses manipulateurs qu'il menace dans l'eur existence même. Par l'auteur de Mort à l'étouffée, un roman étrange et prenant, le plus abouti peut-être qu'il ait écrit à ce jour.
1985 : Mémo par André Ruellan
Chercheur en pharmacologie, Paul consacre son existence à son travail de laboratoire. Ayant mis au point une substance censée stimuler la mémoire, il en fait l'essai sur lui-même. Dans son existence et celle des autres, c'est le début d'un bouleversement irréversible... Réalité fugitive et changeante, souvenirs incohérents : Paul va faire l'expérience d'un univers dérivant au gré de sa mémoire disloquée, un univers où toutes ses certitudes s'effacent peu à peu dans l'illusion et la démence. Pertinentes réflexions sur le progrès scientifique et ses possibles dérives, Mémo évoque également par son questionnement de la réalité et de la folie, les mondes schizophrènes de Philip K. Dick, de Norman Spinrad et de Christopher Priest.
1986 : Les Vautours par Joël Houssin
AUJOURD'HUI, dès que le tracé de l'encéphalogramme est plat, on commence à prélever les organes.
DEMAIN... place aux Collecteurs ! Equipés de véhicules spécialement adaptés et d'un matériel permettant le prélèvement rapide des pièces détachées humaines dont les hôpitaux ont constamment besoin, ils sont à l'affût du moindre carambolage sur les voies rapides qui sillonnent Paris, de la moindre défaillance meurtrière de la vaste cité. On les surnomme les Vautours. Il y a les indépendants, comme David Toland, qui tient à garder sa liberté de manoeuvre et le peu de morale qui lui reste. Et il y a le Département Central des Collecteurs, le puissant Syndicat multinational dirigé par Steve Odds, qui voit d'un mauvais oeil la concurrence et serait prêt à engager les ténors du scalpel façon Toland si ceux-ci ne s'obstinaient pas à faire la sourde oreille. Entre les Vautours, la guerre est désormais inévitable...
1987 : Rituel du mépris, variante Moldscher par Antoine Volodine
Raconter des souvenirs d'enfance peut être une forme de mépris de la douleur. Surtout si, au même moment, des spécialistes vous tabassent avec dextérité (vous êtes dans les caves du contre-espionnage). Collaborer aimablement avec vos tortionnaires trahit certainement votre mépris de la race terrestre. Même si l'officier qui vous interroge a un sang plutôt sympathique (il vient de se faire mordre par quelqu'un de votre tribu). Gagner du temps est aussi une façon de mépriser votre propre existence. Au bout du compte (vous le savez bien) il y a soit la mort, soit les flammes de la guerre, soit les deux. Vous auriez sans doute une autre tournure d'esprit si votre première leçon de survie (reçue à trois ans) avait été donnée autrement qu'à coups de hache.
1988 : Opération serrures carnivores par Serge Brussolo
Comment réussir un hold-up quand on s'attaque à un coffre-fort vivant, cannibale et, de surcroît, bâti comme la plus effroyable des machines de guerre ?
1989 : Le Créateur chimérique par Joëlle Wintrebert
Dans le monde aquatique des Farkis, les noirs Ouqdars attendent le moment de donner naissance par scissiparité au double parfait qui sera leur unique descendance. Mais voilà que se produit un événement sans précédent : sous la férule de son maître Ranys, qui l'aime passionnément, Damballah met au monde un clone blanc ! Fuyant devant l'oracle de la déesse Khimer, les exclus seront amenés à voyager et à se poser des questions. Damballah découvrira peu à peu l'étrange vérité sur les origines des Ouqdars ; ils auraient été dans un lointain passé, avant la victoire de Khimer sur le Chaos, des êtres sexués à la peau blanche dépourvue d'écailles... Mais qui est véritablement Khimer et comment rend-elle ses oracles ? Et pourquoi est-il impossible de quitter Farkis ?
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