Arménie

Histoire :

L’histoire de l’Arménie s’étend sur plusieurs millénaires. Au fil des siècles, les arméniens ont su développer un patrimoine culturel aussi riche qu’original. Fortement influencés par le christianisme car le pays se convertit au christianisme dès 301, à l'initiative de Grégoire l'Illuminateur. Il devient de ce fait, bien avant Rome, le premier État à l'adopter comme religion officielle.

Le royaume tombe en 636 sous la domination arabe sans perdre son autonomie. En 885 d'Achod 1er fonde la dynastie des Bagratides. Après l'An Mil, le royaume est mêlé aux guerres entre Byzantins, Turcs et croisés. Des Arméniens s'enfuient vers l'Ouest, et notamment en Cilicie, au sud de l'Asie mineure où un descendant des Bagratides fonde un royaume de Petite-Arménie, allié aux croisés francs. Le dernier roi, Léon VI de Lusignan, est capturé par les Turcs en 1375 et va finir ses jours à Paris. Au XVIe siècle enfin, les territoires arméniens sont partagés entre empire perse et empire ottoman. La partie caucasienne tombe en 1828 dans l'escarcelle du tsar, qui s'érige en protecteur des Arméniens.

En 1915 survient le moment le plus dramatique de cette longue Histoire. Le génocide perpétré par le pouvoir turc va coûter la vie à environ 1,2 à 1,5 million d'Arméniens. Tandis que les survivants d'Anatolie s'enfuient vers l'Ouest, les Arméniens du Caucase, protégés par les Russes, proclament la république indépendante d'Arménie le 28 mai 1918, avec pour capitale Érévan. Mais celle-ci est dès 1922 intégrée à l'URSS.

Face aux diverses invasions que ce peuple a connu, ils ont toujours fait en sorte de sauvegarder farouchement leurs valeurs et leur identité. La culture arménienne, tout en gardant ses spécificités, a été influencée par ses voisins tels que l’Iran, la Russie ou les pays du Caucase. Depuis 1991, après de nombreux conflits avec ses voisins, la République de l’Arménie indépendante est proclamée et depuis 2001, elle est l’un des membres du conseil de l’Europe.

Plus de 90% des Arméniens appartiennent à l’église apostolique arménienne, dont le chef suprême est le Catholicos, siégeant à Etchmiadzine près d’Erevan.

Politique :

L'Arménie dispose d'un régime parlementaire depuis 2018
Les relations diplomatiques avec ses voisins, notamment l’Azerbaïdjan, se stabilisent, même si une crise demeure en ce qui concerne la zone du Haut-Karabakh, enclavée dans l’Azerbaïdjan et majoritairement peuplée d’Arméniens.

Economie :

Du fait de l'effondrement de l'Union soviétique en décembre 1991 et du conflit avec l'Azerbaïdjan au sujet du Haut-Karabagh, l'Armenie a connu un déclin économique profond. Il se traduit par une faible croissance des principales activités économiques très concentrées et principalement limitées à Erevan.

Le manque de moyens financiers empêche l'État arménien de financer de nombreux projets de développement ou de rénovation. Les dons recueillis par la diaspora arménienne, forte de 11 millions de personnes, par le biais d'organismes de soutien ou par l'initiative privée individuelle de personnes riches d'origine arménienne se substituent souvent à l'État défaillant

Tourisme :

L’architecture arménienne est l’une des richesses du pays. En raison de ses origines fermement chrétienne, la grande majorité des constructions à travers le territoire sont religieuses. Dès lors se développera une architecture chrétienne, aux particularismes propres, s’inspirant à la fois des anciens cultes gréco-romains mais aussi des diverses influences culturelles de ses voisins (assyrienne, sumérienne ou bien encore byzantine par exemple).